Printemps des poètes (suite)

sans-titre

La mer implacable métaphore

proche lointaine indifférente
à portée d’hommes la terre

l’horizon la nuit brouillent les distances

hommes femmes enfants
embarqués pour le néant
avec les yeux de qui est promis à la mort

leurs noms se brisent lettre à lettre

les premiers meurent les enfants
visage tourné vers la première étoile

corps repoussés vers le silence de la rive
par la houle amnésique du monde

corps rejetés par l’absurdité du matin
corps n’ayant nulle part sur cette terre
qu’une tombe sans nom

Amina Saïd (Tunisie)

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